Le jour où Serena Nailsmith vit les fourmis sur son plancher, elle se décida à agir. Depuis deux jours, elle les voyait traîner sur son balcon du deuxième étage. Là, c’en était assez. Les parasites avaient envahi son appartement. Il fallait faire quelque chose. Il lui semblait qu’elles étaient de plus en plus nombreuses, et surtout qu’elles s’étalaient. Tant qu’elles demeuraient dehors, ça lui allait, mais là, elle n’en pouvait plus. Qu’allait-il se passer si elle restait les bras ballants ? Dans quelques jours, les insectes seraient dans son bureau, dans sa chambre, dans sa baignoire, grimperaient sur elle quand bon leur semblerait. Elle vivait seule et aimait ça. Elle ne voulait pas d’un homme chez elle et encore moins d’un animal de compagnie. Alors des fourmis, hors de question ! Qui plus est, elle avait toujours eu un penchant cruel envers ces bestioles. Petite, elle les écrasait sadiquement, les brûlait, les torturait. Là, il fallait agir et prévenir le propriétaire.

Serena se décida donc à descendre chez son propriétaire, M. LaFève. Il avait toujours exécuté les travaux qu’elle avait demandés sans poser de questions. Il ferait sans doute appel à un spécialiste pour faire un traitement et chasser les fourmis. Elle ne savait pas grand-chose de lui. Pour être franc, elle ne s’intéressait pas spécialement à sa vie. Leurs rapports se limitaient à quelques « Bonjour, ça va bien aujourd’hui ? », spécialement le jour où elle venait lui porter le loyer. Une chose dont elle était certaine, c’est que, comme elle, il vivait seul. Néanmoins, elle avait parfois aperçu ce qu’elle pensait être de ses conquêtes venir chez lui. Il était aux femmes, c’est sûr.

Le soleil matinal de juin avait incité Serena à porter sa jupe favorite, fleurie, aux dominantes bleues et orange. Elle aimait beaucoup ce vêtement, synonyme pour elle d’été et de bon temps. Elle sentait que la journée allait être agréable. On était samedi, et la fin de semaine s’offrait à elle. Elle sonna donc chez M. LaFève, au rez-de-chaussée, sur les coups de onze heures. Quelques secondes plus tard, il vint lui ouvrir, tout sourire. Elle devinait qu’il n’était pas seul, mais Serena ne le dérangeait pas. Ses cheveux bruns étaient hirsutes et ses yeux particulièrement clairs et joyeux. Il s’était sans doute levé il y a peu de temps. Il avait soudain l’air plus jeune et plus sympathique que les autres fois où elle l’avait vu.

« Bonjour, Mlle Nailsmith. Bonne matinée !
— Bonjour, M. La Fève. Bonne matinée à vous aussi. Je ne vous dérange pas, j’espère.
— Pas du tout ! Voulez-vous rentrer deux minutes ? J’ai du café tout chaud si vous voulez.
— Je voulais juste vous demander…
— Entrez, nous parlerons dans la cuisine. »

Serena suivit les pas de son propriétaire. Son appartement était plus grand que le sien. Il était très clair. M. LaFève lui avait toujours semblé vivre aisément, mais là, elle en avait la preuve. Tout respirait cette aisance. Le salon, qu’elle croisa brièvement, était fleuri avec goût, et une cheminée massive trônait dans un coin de la pièce. Les meubles semblaient tous taillés dans le plus beau des bois, et les moulures de la pièce avaient été entretenues. En emboîtant son pas dans le couloir, elle passa près de ce qui était sans doute la chambre à coucher. Elle devina du linge par terre… mais elle doutait que M. LaFève portât des petites culottes dentelées. C’est bien ce dont elle se doutait : son propriétaire n’avait pas passé la nuit seule. Mais peu lui importait, elle venait pour parler de ses fourmis. Quelques enjambées plus loin, ils arrivèrent dans la cuisine.

« Du sucre, du lait, de la crème avec votre café ?
— Noir avec du sucre.
— Bon, que me vaut votre visite ? »

Elle lui expliqua le problème, et au moment où il allait lui répondre, une femme vêtue d’un peignoir entra. Elle était blonde, grande et très belle. Elle aussi semblait juste sortir du lit, et avait l’air d’aussi bonne humeur que celui qui avait dû lui offrir une nuit blanche. Son propriétaire avait décidément beaucoup de goût. Elle vint près de lui et dès qu’il la vit s’approcher, il arrêta de parler à Serena. Il l’embrassa tendrement, et leurs yeux échangèrent un regard complice et coquin. Elle lui passa la main dans les cheveux et continua à lui sourire.

« Tu ne nous présentes pas, Bill ?
— Bien sûr. Mlle Nailsmith, voici Jenna. Jenna, je te présente Mlle Nailsmith, qui habite au-dessus. Elle venait me parler de problèmes de fourmis qu’elle a dans son appartement. »

Ainsi, son propriétaire s’appelait Bill. Un prénom bien commun. Mais qui lui allait bien. Tous les trois se retrouvèrent autour de la table en chêne de la cuisine à boire leur café. Il fut convenu que M.  LaFève ou un artisan passerait dès le lundi suivant pour éradiquer les fourmis. Sur ces mots, Serena salua les deux amants et s’en retourna chez elle. Elle fut étonnée du trouble qui l’habitait. Était-ce M. LaFève, son appartement, son charme ? Peu importait, elle avait à faire.

* * *

Dans l’après-midi, alors que Serena rentrait juste du marché, la sonnette de sa porte retentit. Elle n’attendait personne. Elle interrompit donc son déballage de courses et alla ouvrir la porte. C ’était M. LaFève.

« Mlle Nailsmith, j’ai une surprise pour vous. J’ai mis la main sur du produit qui devrait faire comprendre aux fourmis qu’elles ne sont plus les bienvenues chez vous. Je peux monter, je ne vous dérange pas ?
— Non, non, montez. Je suis contente de ne pas avoir à attendre jusqu’à lundi. Venez ! »

Elle montra à son propriétaire le lieu de l’invasion. Ce dernier sortit de son sac une boîte contenant un gel. Il s’agenouilla, regarda attentivement ses futures proies. Tel un chasseur, il fixa la petite colonne de fourmis et essaya de remonter jusqu’à sa source. À quatre pattes, il avança jusqu’à la porte du balcon, qu’il ouvrit. Il continua à chercher l’origine de la fourmilière, sous le chaud soleil. Finalement, il se retourna vers sa locataire et lui annonça qu’à défaut d’avoir trouvé l’origine du sinistre, il allait disposer du produit sur des petites pierres qui allaient attirer les insectes et sans doute éradiquer la colonie. Stratégiquement , il disposa du produit sur les roches, et se retourna vers Serena, sûr de son affaire.

De retour dans l’appartement, elle le remercia et lui proposa quelque chose à boire. Il se décida pour une bière. Rapidement, la conversation passa des fourmis à des choses plus personnelles, mais assez banales au demeurant. Serena se rendit compte que son propriétaire lui faisait de l’effet. Elle aimait sa compagnie et ce charme discret qu’il exerçait sur elle. Il était séduisant. Dix minutes après, il rentra chez lui. Il ajouta que si elle avait d’autres ennuis, elle ne devait pas hésiter à venir le voir.

Ce fut encore lui qui l’appela le soir même pour savoir si le traitement avait fait de l’effet. Elle lui répondit que ça avait l’air, que les fourmis semblaient moins nombreuses. Du moins, elle en voyait moins. Quelques-unes traînaient encore sur les murs du balcon, en direction de l’étage du dessus.

« Parfait ! Venez donc célébrer ça chez moi ce soir, si cela vous chante », lui lança-t-elle gaiement.

Elle fut prise au dépourvu. Elle en avait terriblement envie, et accepta docilement.

* * *

Le soir venu, Serena se prépara pour l’invitation. Elle avait souhaité étrenner une robe verte avec de légers motifs qu’elle avait achetée quelques jours avant. La locataire avait tout d’abord mis une brassière légère. Finalement, elle l’enleva, et préféra rester seins nus, sa robe pouvant allégrement soutenir sa poitrine aguichante. Elle se maquilla légèrement, mit du noir autour de ses yeux clairs, et enfila deux bagues (dont une qu’elle aimait beaucoup, un anneau avec un léger filet vert au milieu) et une petite chaîne autour de son cou. Elle était belle et se sentait excitée à l’idée de passer une soirée avec un homme à qui elle avait commencé à s’intéresser juste ce matin. Ce n’était pas dans ses habitudes d’aller si vite en besogne, mais après tout, c’était agréable. Elle enfila ses souliers en toile, et descendit les marches, un large sourire envahissant son joli visage.

Serena se présenta chez Bill avec une bouteille achetée exprès pour l’occasion. Elle fut conviée à s’asseoir dans le confortable salon de son propriétaire. Il avait préparé une sangria, boisson que Serena jugea plus appropriée à la chaleur que la bouteille de vin rouge qu’elle avait achetée et qui maintenant était dans le réfrigérateur. Des bouchées ainsi que diverses trempettes orientales étaient disposées sur une petite table de merisier. L’hôte de Serena était de très bonne humeur, et Serena se demanda s’il n’avait pas déjà goûté à la sangria lors de la préparation. Il la mit à l’aise et partit en cuisine chercher des serviettes. Elle regarda furtivement les fesses de son propriétaire quand il fut de dos. Rien à dire, elles étaient à son goût. M. LaFève avait revêtu une chemise orange à manches courtes (la couleur lui avait été inspirée par les teintes que prenaient les murs de sa cuisine quand le soleil se couche) et portait un pantalon en toile gris. Il sentait le savon, et ses cheveux, pas peignés mais lavés, diffusaient une agréable odeur d’amande. Il n’avait pas mis de parfum, mais son odeur aguichait sa visiteuse.

Ce fut lui qui ouvrit les débats. Il parla de son dernier voyage au Mexique, de son désir de voyager, de ses rêves ; bref, du bonheur dans lequel il avait l’impression de vivre. Rapidement, il posa des questions à sa visiteuse qui lui raconta ses rêves, avec une retenue qui toucha sincèrement Bill. Elle ressentait toujours le besoin de justifier ses réponses, voire d’en rougir, ce qui lui donnait un air timide mais terriblement désirable. Cette sangria rendait l’atmosphère sensuelle. Les langues se délièrent, et les rires se succédèrent. Serena comme Bill eurent conscience que la soirée était belle et qu’il fallait en profiter.

Serena n’avait pas l’habitude de boire, et la sangria lui montait à la tête. Une délicieuse ivresse s’emparait d’elle, et elle désirait se laisser aller. Après tout, elle habitait au-dessus, donc le chemin n’était pas loin. Et puis quel mal à boire un verre en compagnie d’un séduisant jeune homme qui vous a invité ? C’était son soir, elle l’avait décidé. Rien ne la retenait, et elle sentait bien que son propriétaire tentait de la séduire. Elle qui était convaincue que les hommes ne la regardaient pas, elle en profitait. Et puis c’est plutôt flatteur qu’un bel homme comme Bill vous tourne autour, lui qui, la nuit précédente, avait passé du bon temps avec la sublime Jenna. C’était le soir de Serena.

Lorsqu’ils eurent terminé la sangria, Bill partit chercher la bouteille de Serena. « Excellent choix, Mlle Nailsmith ! », s’empressa-t-il de dire quand il la déboucha. Il avait cuisiné une salade mixte. Serena se surprit à sourire en pensant que son hôte avait composé ce plat à partir de restes, et elle trouva ça plutôt amusant. Le mariage de ce Gamay et des légumes frais était excellent. Un mélange en bouche vraiment réussi. Leur discussion se déplaça peu à peu sur leur vie sentimentale, leurs amours et parfois certaines anecdotes. Serena fut étonnée de s’entendre raconter des détails intimes qu’elle n’avait encore jamais osé raconter, mais la soirée s’y prêtait. Par ailleurs, elle constata que, si Bill avait longuement parlé de ses désirs de voyages au début de la soirée, il était plutôt avare en ce qui concerne sa vie privée. Serena décida, à son tour, de mener les débats et de faire parler son hôte.

« Qui est Jenna, que j’ai vu ce matin ? C’est plutôt une belle fille.
— Jenna est une amie. Nous nous voyons occasionnellement. Gé néralement, nous terminons au lit. C’est ce que vous souhaitez m’entendre dire ?
— Je veux simplement savoir qui elle est.
— Comme je viens de vous le dire, c’est une amie avec qui je baise de temps en temps. Elle en a envie, j’en ai envie, on s’appelle, on passe une bonne soirée, et on sait que ça va se passer comme ça à l’avance. Après tout, elle est aussi consentante pour ce genre de soirées que moi. Alors pourquoi me passerais-je d’elle ? Un jour, elle ou moi rencontrerons quelqu’un et notre aventure s’arrêtera là. Mais pour le moment, elle est un peu ma fuckpartner. Il y a des jours où on n’a pas forcément envie de sortir pour séduite, mais où on a besoin d’une baise. J’appelle Jenna, et elle vient me retrouver si elle en a envie. La plupart du temps, elle en a envie, du reste. Ça vous dérange de telles choses, au moins ?
— Non, absolument pas. Vous vivez un type de relation dont j’ignore tout, mais libre à vous. En tout cas, elle comme vous aviez l’air épanoui ce matin, quand je suis arrivé. C’est tout ce qui compte, hein, le plaisir ? J’ai bien compris que c’était votre crédo. Ça ne m’offusque pas, M. LaFève. »

La soirée prenait une nouvelle tournure. Entre jeu de séduction et agacement, les deux protagonistes se tournaient autour, se défiant. Mais Serena sentait qu’elle tenait son voisin et qu’elle pouvait en faire ce qu’elle souhaitait. Un vrai tango nerveux. Le Gamay fut le détonateur. Une bonne baise, voila ce que voulait Serena, et l’homme qui lui faisait face lui offrirait tout le plaisir qu’elle voulait. Un homme ne dit jamais non à une fille, surtout quand c’est lui qui l’invite. Il fallait faire le move, maintenant. Serena serra un poing, et se rua sur Bill, qu’elle embrassa avec frénésie.

Elle désirait être sauvage avec lui. Elle lui payait un loyer assez coûteux, alors elle en aurait pour son argent. Elle plongea sa langue déchaînée dans sa bouche, et sentit toutes les saveurs du Gamay. Elle le tenait, sur sa chaise. Elle était assise sur lui, et sentait qu’il bandait déjà. Elle lui passa les mains dans les cheveux, comme l’avait fait Jenna le matin. D’abord surpris, Bill sortit vite de sa torpeur pour lui aussi faire balader ses mains dans les cheveux de Serena. D’un coup brusque, il se leva, et la porta jusque sur le tapis, près de la fenêtre. Il commençait à faire nuit, et seule une lampe de chevet verte et deux petites bougies scintillaient dans la pièce.

Serena se retourna et mit Bill sur le dos. C’était à elle de s’amuser. Elle prit soudain conscience de sa détermination extrême, et prit un malin plaisir à décupler cette hargne. Elle enleva trois boutons de sa chemise, et fit sauter les autres. Son torse était offert. Bill respirait bruyamment, encore sous l’effet de la surprise. Dans quelques minutes, elle voulait entendre des râles de plaisir. À califourchon sur lui, elle sentait son sexe raide entre ses cuisses. Il fallait le faire attendre, ce chasseur de fourmis. Elle passa ses mains sur sa poitrine sans poils et se pencha pour lécher son torse. Il sentait bon le savon et l’alcool estival. Sa langue défila depuis son nombril jusqu’à ses côtes, tandis que ses mains remontaient plus vite. Elle enfourna ses deux index dans la bouche de sa proie et se mit à mordiller ses tétons, qu’elle sentit durcir dans sa bouche. Sous sa poitrine, elle sentait le cœur de Bill taper fort, très fort. Il la désirait, mais c’est elle qui contrôlait tout. Elle ôta les deux doigts de la bouche de Bill et les passa sur ses seins. Il gémit plus fort et tenta de bouger, mais elle le bloqua de tout son poids Il avait compris qu’il n’avait pas intérêt à faire le moindre mouvement. Ses doigts titillaient ses mamelons tandis que sa langue les léchait farouchement, et parfois les mordillait. Il aimait ça…

Elle quitta cette position, lui fit enlever complètement sa chemise, et continua sa route. Serena prenait plaisir à le voir gémir, à le voir en désirer plus et plus vite. Elle allait le faire cuire lentement. Sa langue traversa toute sa poitrine, et arrivait lentement sur le happy trail, entre le nombril et la zone du sexe. Elle enleva le haut de sa robe afin de découvrir ses deux seins. Elle voulait les faire glisser sur lui, elle était excitée. Il leva la tête pour voir et tenta de la toucher de ses deux mains mais elle se refusa. Elle baissa de nouveau la tête et se mit à déboutonner le pantalon gris. Il n’était retenu que par un bouton, et elle sentait qu’en dessous, pouvait surgir son sexe dur à n’importe quel moment. Elle lui enleva ses souliers puis son pantalon. Il était maintenant offert, nu, avec juste un slip jaune et vert. Son sexe poussait, mais ne sortait pas. Elle en voyait toute la forme longue et grosse, et elle distinguait même le gland. Et son souffle se faisait de plus en plus rapide. Elle tenait sa proie. Elle frotta ses seins contre sa culotte, et un morceau de chair en sortit. Il n’en pouvait plus. Elle joua, avec sa langue, à mordiller le tissu. Elle sentait ses couilles, son sexe et ses poils sous sa langue. Il essayait de bouger tant bien que mal, ne tenant plus. Il voulait libérer son engin. C’est elle qui le libéra.

Sous ses yeux, apparut enfin son sexe, plus grand et gros qu’elle ne pensait. Il était bandé, raide, au garde-à-vous. Elle contempla aussi ses couilles, grosses et pleines, qu’elle irait lécher goulument plus tard. Elle continua à frotter ses seins contre ce tronc blanc. Ses mains lui touchaient les couilles, jouaient avec, caressaient l’intérieur de ses cuisses. Elle tirait dessus, elle les malaxait. Elle aimait ça. Et lui aussi. Sa délivrance ne viendrait que quand elle le lécherait, elle le savait bien. Elle ne tint pas plus longtemps. Elle décalotta son sexe, et enfourna son gland et la base le plus loin possible. Il poussa un râle de soulagement et son bassin fit de petits gestes de va-et-vient. Elle l’aspira, passa sa langue partout sur ce gland rose et charnu et titilla la petite ouverture. Son sexe était parfaitement salivé. Ses mains s’activaient sur ses couilles gonflées. Une de ses mains s’en détacha et continua à aller plus bas. Elle sentit la raie de ses fesses et s’aventura dans son anus, délicatement. Tout en continuant à le sucer frénétiquement, elle se rendit compte que sa culotte était trempée de plaisir. Elle lâcha les couilles de son propriétaire et prit la mesure de son humidité. Elle n’en pouvait plus, elle non plus. Elle se caressa énergiquement, introduisit un doigt dans son vagin, et revint sur son clitoris affamé. Quelques secondes après, ses doigts bien mouillées prirent la relève de ses doigts qui titillaient son anus. Le liquide chaud et visqueux lui permit de pénétrer dans l’intimité de Bill, tandis qu’elle suçait ses couilles, les aspirant, les léchant généreusement. Son doigt fit quelques va-et-vient en lui. Il aimait ça. Abandonnant ses couilles, sa bouche vient jouer sur son cul qui n’attendait que ça. La langue de Serena était experte, il n’y avait pas à dire. Elle pouvait être pointue, plate, active, rapide, saliveuse, sèche, gourmande, aguicheuse. Elle s’en rendait compte. Il se déhanchait de plus en plus, voulant en offrir toujours davantage. De sa main droite, il avait saisi son sexe et se masturbait, décuplant son plaisir. Une bouche et un doigt travaillaient son cul, et sa main à lui qui tripotait sa queue. Un vrai travail d’équipe. Il n’en pouvait vraiment plus, mais elle voulait le faire languir. Il n’éjaculerait pas maintenant.

À son tour, elle enleva ses vêtements. Ils étaient tous les deux nus. Elle remonta vers lui. Son sourire et ses yeux clos en disaient long sur le plaisir qu’il venait de vivre. Il reprit connaissance quand elle frotta ses seins contre sa bouche. Il s’en saisit, et ses deux mains vinrent s’affairer sur le corps de Serena. L’une d’entre elles caressa son ventre et rapidement ses entrecuisses. Elle voulait des préliminaires… mais surtout de l’action. Elle se sentait débordante de jus. Il le comprit et sa main droite, jadis qui le masturbait, vint frotter son vagin découvert. Elle était partiellement épilée, et ses lèvres étaient totalement nues. Il la frotta. Ses cinq doigts et la paume de sa main s’activaient. Quand l’un la pénétrait, un autre agaçait son clitoris. Aléatoirement, il rentrait un, deux, voire ses cinq doigts en elle. Elle était aux anges. Qu’elle aimait ce contact ! Cela faisait longtemps qu’un homme n’avait pas été un partenaire aussi généreux. La main gauche de Bill quitta les seins de Serena et fit le tour de ses reins pour venir toucher ses fesses. Deux belles fesses fermes, mais qu’il sentit rapidement offertes.

Ses doigts commencèrent à longer tantôt le bas de sa colonne vertébrale, tantôt le début de sa fine raie. Elle le voulait en lui. Il était devant, il serait en même temps derrière. Sa main gauche remonta brièvement jusque dans sa bouche à elle, qui lui suça sensuellement tous les doigts. Elle avait les deux mains occupées sur sa tête et sur l’un et l’autre de ses seins. Bill réactiva la piste du cul de sa partenaire. À son tour, il joua avec le gras de ses fesses puis poussa son index dans la chair pour se retrouver nez à nez avec la « deuxième port ». Il adorait ça. Il aimait le cul des femmes. Le souffle de Serena se fit plus long et plus bruyant tout à coup. Quand elle eut expiré, il rentra son index, petit soldat éclaireur avant la venue du reste de la cavalerie. Le champ était libre, l’ennemie cernée. Serena n’en pouvait plus. Elle sentait l’index gauche de Bill dans son anus et les doigts de son autre main dans son vagin. Elle n’en pouvait plus de plaisir. Elle était ailleurs. Elle qui était sur les genoux s’écroula près de Bill qui prit le dessus. Ses deux mains avaient dû se libérer, mais elles allaient se remettre en marche. Il saisit les seins de sa captive et descendit rapidement jusque sur son vagin. Il lécha le court buisson qu’elle lui offrait (il aperçut alors un petit tatoo en forme d’animal biblique au niveau de l’appendicite) et continua sa descente jusqu’à son ouverture. Sa langue se fit pointue et parfois plate pour la lécher. Elle aimait ça. Il venait sur le côté, dans elle, sur ses lèvres, sur son clitoris qu’il mordait à pleines dents. Elle gémissait. Il introduisit ses doigts et sa langue en elle. Il la sentait qui mouillait et lui se délectait de ce nectar. Il la retourna brutalement pour travailler la deuxième porte. Elle se laissait faire, elle savait qu’elle était battue et ne voulait offrir aucune résistance.

Sa langue se fraya un chemin dans ses fesses. Il sentit rapidement la source chaude qu’il recherchait. Serena l’aida dans sa quête. Elle écarta légèrement les cuisses et lui ouvrit la voie royale pour accéder à cette ouverture. Il la tira vers lui, de sorte que ses fesses soient en l’air. Le travail était plus simple et plus efficace. Il contourna, de sa langue, la paroi texturée de son anus et s’attaqua au centre de la cible. Tel un marteau piqueur, sa langue repoussait la chair et tentait de la creuser. Serena fut encore une fois coopérative. Rapidement, il avait creusé un passage satisfaisant et le chef des travaux estima que l’ouvrage était parfait.

Ce fut elle qui se détacha de sa langue. Elle le plaqua contre le sol et vint masturber de nouveau son membre passablement ramolli. Quand elle le jugea suffisamment rigide, elle s’assit dessus et sentit la forme de son sexe dans le sien. Parfait ! Tous les deux étaient aux anges. Les ondulations de son corps battaient la cadence. Elle trônait sur sa monture. Les mains de Bill passaient des seins de sa cowgirl à sa bouche, puis de sa bouche à son clitoris et de son clitoris à ses fesses. Elle se laissait faire. Elle voulait être touchée, pénétrée, léchée. Elle s’abandonnait totalement. La joute ne faisait que commencer. De ses mains, elle touchait les seins de sa monture, et parfois, venait aguicher ses couilles et ses alentours. Le rodéo était parfaitement maîtrisé. Leurs souffles et les gémissements de Serena excitaient Bill. Elle se plaça à califourchon sur son membre, et le sentit si profondément en elle qu’elle fut certaine qu’elle allait jouir sous peu. Elle n’en pouvait plus et se caressa sous les yeux gourmands du propriétaire. Elle allait jouir. Elle se remit à genoux sur lui et sentit son corps trembler. Que c’était bon ! Elle était en communion avec son corps et avec celui de Bill. Elle ressentait tout, les nerfs, les veines, les muscles, le rythme du sang qui passait dans le sexe de Bill et dans son vagin, et son gland. Lorsqu’elle jouit, elle faillit tomber, mais se retint, avec l’aide de sa monture qui la plaqua dos au sol.

C’était à lui de continuer la parade. Il écarta les cuisses de Serena. Son sexe était confortablement introduit en elle. Il caressa son apparent clitoris de son index. Son doigt glissa peu à peu et vint se placer dans le sexe de Serena, en compagnie de son sexe à lui. Elle en avait presque deux dans le même orifice. Elle reprenait lentement ses esprits après un orgasme étourdissant. Tous les deux reprirent, en cadence, leur intense respiration. Il venait en elle, puis ressortait. Que c’était bon. Il regardait son corps, puis s’attardait sur celui de sa partenaire, tellement belle. Il allait venir mais souhaitait ardemment la prendre par derrière, ce à quoi elle consentit.

Il la saisit par la taille. Elle au dessus de lui. Lui dos au sol, elle dos à lui. Et il la prit par derrière. Il lui fallut deux ou trois tentatives pour y parvenir, ce qui le fit sourire et elle rire. Il sentait son sexe se tordre devant la deuxième porte. Il aimait rire de ces choses-là, mais certaines de ses partenaires étaient trop sérieuses pendant l’amour. Pas Serena. Il reprenait leurs esprits. Finalement, il sentit ses fesses se fendre et son sexe la transpercer. Elle se crispa et se relâcha. Elle repartit de petits gestes de va-et-vient, mouvements qui devinrent de plus en plus amples. Il sentait la paroi serré autour de son sexe qui glissait tout en elle. Il devinait tout son intérieur. Elle se mit à se caresser et à apprécier ce curieux plaisir, nouveau pour elle. Elle aimait ça. Bill titillait les tétons raidis de sa conquête. Il n’en pouvait plus. Il fallait qu’il se retire d’elle. Il voulait jouir sur elle. D’un mouvement des mains, il souleva ses fesses et se désemboîta de son cul. Elle restait sur le dos, et lui, à côté d’elle, le sexe bandé prêt à se décharger. Il prit la main de Serena qui le branla au dessus de ses seins. Son autre main lui caressait les couilles. Sous ses doigts, elle devinait les nerfs du sexe de Bill, et son désir qui montait. Elle le regardait, prêt à jouir à tout instant. Il poussa quelques plaintes et se répandait sur elle. Elle continuait à le masturber pour qu’aucune part de sa semence ne reste en lui. Elle voulait tout. Et elle eut tout. Pour s’en assurer elle termina en le suçant doucement et récolta quelques restes sur sa langue. Bill n’y était plus. Elle l’avait senti transpirant et tremblant au moment de l’orgasme. À présent, il s’écroula près d’elle, le sexe débandé. C’était sa petite mort.

Serena estima qu’elle en avait eu pour son loyer. Il l’invita à rester coucher chez lui. Après tout, ils avaient trop bu, et remonter des escaliers avec de l’alcool dans le sang pouvait être dangereux. Elle accepta donc volontiers. Elle ne mit pas longtemps à s’endormir. N’ayant pas son toutou « Bidule » sous la main, elle empoigna le sexe de Bill et trouva rapidement le sommeil. Quant à Bill, il dormait depuis belle lurette, un sourire sur le visage.

* * *

Le lendemain matin, il faisait encore beau. Vers dix heures, Serena et Bill se réveillèrent et firent de nouveau l’amour. De façon moins sauvage, mais tout aussi bonne. Le beau Bill avait rapidement rechargé son arme, se dit la locataire. Un bon coup. Sur les coups de midi, alors qu’ils allaient se lever, la sonnette de la porte d’entrée retentit. Bill mit son peignoir et alla ouvrir la porte. À travers la porte partiellement vitrée, il devina la voisine du troisième étage.

« Bonjour, Mlle Corinne. Bonne matinée !, dit Bill.
— Bonjour, M. La Fève. Bonne matinée à vous aussi. Je ne vous importune pas, j’espère.
— Pas du tout ! Voulez-vous rentrer deux minutes ? J’allais préparer du café chaud.
— Je voulais juste vous demander…
— Entrez, nous parlerons dans la cuisine. »

Nyemea


© unetortue.com, 2007-2008
Illustration provenant du site http://expositions.bnf.fr/bestiaire. Isopet, atelier de Richard de Montbaston, « La cigale et la fourmi », Paris, vers 1330, Paris, BNF, département des Manuscrits, Français 15123, fol. 36v.