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Il lui a envoyé un recueil de nouvelles érotiques à son travail. La secrétaire, à tête de belette, la regarde étrangement. Pourtant, le recueil se cache sous une enveloppe brune. Gênée par ce regard, elle s’éloigne et déchire l’enveloppe en lançant des regards furtifs autour d’elle. Elle palpe le recueil, excitée. Devant son bureau, elle hésite quelques secondes puis bifurque vers les toilettes. Elle retire sa culotte. De retour devant son écran d’ordinateur, elle presse le livre contre son sexe. Son clitoris durcit contre les pages. Elle renverse la tête et se perd dans ses rêveries, en bougeant doucement le bassin. Sa porte de bureau est entrouverte. « Et si quelqu’un passe devant et remarque la protubérance sous ma jupe ? » pense-t-elle. Elle sourit. Elle presse le livre encore plus fort entre ses jambes. Elle est mouillée. Elle veut s’offrir un festin littéraire à sa façon. Elle ferme la porte, sans la barrer. Elle l’appelle. Il l’attendait, le même livre posé à côté de lui. « Lis-moi des pages », supplie-t-elle, en se frottant plus fort. Une page fend sa peau délicate, tendue, une perle de sang jaillit. Elle s’empresse de la porter à sa bouche. Il commence la lecture, d’une voix rauque, et lui susurre des mots cochons à l’oreille. Elle s’agenouille et met le livre par terre, entre ses jambes. Elle se masturbe, les yeux fermés. Une vitre étroite sur le côté de son bureau permet aux gens qui s’y arrêtent et de voir à l’intérieur. Elle s’interdit d’ouvrir les yeux. Elle ne saura jamais si quelqu’un l’a vue. Et cette pensée l’excite encore plus. Elle presse le récepteur du téléphone contre son oreille, contre son ventre puis son sexe, revient vers ses seins puis vers son oreille. Le récepteur est mouillé. Elle le lèche. À l’autre bout du fil, il halète. Elle gémit. Il poursuit la lecture. Elle se perd dans ses mots qui se greffent à ses images à elle, ses fantasmes. Il déglutit. Elle frémit. Il souffle. Elle mouille ses doigts, caresse son clitoris. Elle s’imagine qu’il la prend par derrière et que son meilleur ami la prend par devant, qu’ils se font l’amour à travers elle, en elle. Son rythme s’accélère. Elle s’imagine un pénis dans sa bouche, l’autre dans son cul. Elle glisse un doigt dans son anus, puis le porte à sa bouche. Elle entend des pas contre sa porte. Son cœur explose. Elle presse le doigt contre son clitoris, durement. Elle sent le plaisir monter. Elle va jouir. Mais la peur est trop forte. Elle ouvre les yeux. Rien. Elle se raccroche à la voix rauque qui égrène les mots des pages. Elle sait qu’il se masturbe. Elle l’imagine dans son bureau, son sexe bien raide entre ses mains, bien humecté. Elle ferme les yeux à nouveau, elle se caresse plus vite, plus fort. Elle jouit. Son jus coule sur les pages du livre entrouvert. « Je fais honneur à ton cadeau », se dit-elle. Elle plonge ses doigts en elle et mouille les pages, puis laisse un filet de salive couler d’entre ses lèvres pour barbouiller les mots. Elle frotte le récepteur du téléphone à nouveau contre son sexe. « Tiens mon amour, se dit-elle, c’est pour toi, merci pour ton cadeau. » Tranquille, repue, pleine, elle se lève, et commencer à ranger ses choses. Elle n’en a rien à foutre de son travail. Elle ne pense qu’à une chose, que son mec la baise, comme d’autres s’acharnent. Elle se lève et quitte les lieux, le sac en bandoulière. La tête de belette la regarde drôlement et la suit des yeux jusqu’à ce qu’elle disparaisse. |
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